|
| Histoire
de "Monsieur Vincent", un prêtre humaniste |
Vincent
de Paul est donc né dans ce petit village (qui s'appelait
alors Pouy) des Landes le 24 avril 1581, d'une famille de paysans
très modestes. Dans sa jeunesse, il participait aux travaux
en gardant les cochons, à l'ombre d'un chêne que l'on
peut toujours apercevoir aujourd'hui.
Il décide assez jeune de devenir prêtre, par conviction,
certes, mais aussi, à ce moment, pour échapper à
une condition de vie très pauvre. Il entame donc des études
dans la ville voisine de Dax, qu'il poursuit à Toulouse à
16 ans. En 1600, à 19 ans, il est ordonné prêtre
et officie dans de petites paroisses.
En 1605, alors qu'il se rendait à Narbonne en navire depuis
Marseille, il aurait été capturé par des pirates
tunisiens. Il s'agit là d'un passage de sa vie un peu mystérieux
et quelquefois mis en doute... |
|
| L'intérieur
de la
"Ranquines", maison natale de Vincent de Paul |
|
| Après
cet épisode, il passera quelques temps à Rome, pour
revenir en France vers 1610 avec dans sa valise de bonnes recommandations
du saint siège. Il rencontrera alors le roi Henri IV et fera
partie de sa cours pendant deux ans, devenant même l'aumonier
de la reine Margot. Après ce court passage, il resta proche
de Paris en officiant à Clichy. Une puissante famille, parmi
les plus fortunés de France, les "de Gondi", lui
demande alors de devenir le percepteur de ses enfants. Vincent de
Paul accepte. Il tisse des liens très forts avec cette famille
qui le soutiendra ensuite toute sa vie dans sa croisade contre la
pauvreté et l'exclusion. |
C'est
en 1617, à 36 ans, que bascule sa vie. Appelé au chevet
d'un homme très pauvre qui se meurt pour une ultime confession,
il est bouleversé par cette expérience.
Il renonce à ses richesses personnelles et adopte une attitude
d'humilité qu'il conservera toute sa vie.
Il prend conscience de l'extrême dénuement dans lequel
vit une grande partie de la population du pays. Mais il comprend
également que l'aide qu'il veut apporter se doit d'être
organisée pour être efficace à grande échelle.
Cette même année, il s'occupera d'une nouvelle paroisse
très défavorisée aux alentours de Lyon et crééra
sa première Confrérie de la Charité.
Deux années plus tard, nommé aumonier des galères,
il apporte son écoute et son aide à ces pauvres bougres
traités des pires façons et à peine considérés
comme des êtres humains.
En 1625, il fonde dans la chapelle Saint Lazare à Paris la
Congrégation de la Mission, dont le but est de réevangéliser
les campagnes. Les prêtres adhérants sont appelés
"Lazaristes". |
Il
continue inlassablement ses efforts et fonde deux nouvelles confréries :
la compagnie des Filles de la Charité et celle des Dames
de la Charité. Avec ces différentes organisations,
il s'occupe de tous les exclus de la société :
enfants des rues, malades, condamnés, enfants abandonnés...
Il donne de sa personne et il est souvent aux premiers postes
pour distribuer la nourriture, écouter et réconforter.
En 1639, il est sur les champs de bataille de Lorraine pour organiser
et porter secours aux blessés et mourrants.
En même temps, Vincent de Paul à conservé
ses contacts à la cour du roi, qui lui permettent de financer
ses actions. Il fut d'ailleurs le confesseur du roi Louis XIII
lors de ses derniers instants.
Cette proximité avec les hauts dirigeants du pays lui permet
de plaider la cause de la paix auprès des puissants, notamment
Richelieu, Mazarin,...
Malgrè son âge, il continue son action et s'emploie
à minimiser les conséquences des guerres qui ravagent
la France. Il interviendra en Picardie, en Champagne,... et crééra
des Fondations l'étranger : Alger, Madagascar, Pologne,...
Il crée également la Fondation de l'Hopital du Saint
Nom de Jésus à Paris en 1654.
Saint Vincent, "Monsieur Vincent" comme l'appelaient
ses contemporains, soulignant ainsi sa gentillesse et son humilité,
meurt le 27 septembre 1660 à Paris.
Il sera canonisé
77 ans plus tard, en 1737.
|
 |
|