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Bienvenue
dans cette promenade en photos dans la ville d'Agen.
Un brin d'histoire
Agen
est connue pour ses pruneaux. Certes. Mais Agen est aussi une ville
au patrimoine extraordinairement riche qui fait oublier sa taille
relativement modeste. Car son origine est ancienne et son histoire
plutôt mouvementée...
La situation géographique assez privilégiée
(une colline qui surplombe la vallée de la Garonne, assez
étroite à cet endroit) facilita une occupation du
site très tôt par les peuplades celtes. Les Romains
occupèrent la région au début de notre ère
et rebaptisèrent l'endroit "Civitas Agenensium".
Les écrits témoignent d'une grande vitalité
de la ville avec la construction de nombreux monuments (forum, théâtre,
temples,...) dont il ne reste malheureusement que quelques rares
vestiges.
Comme dans toute l'Aquitaine, les siècles qui suivent sont
assez mouvementés avec les différentes invasions barbares,
entrcoupées par l'occupation "amicale" des Vascons
descendus des Pyrénées (tribu d'où vient le
nom de Gascogne). La situation se stabilisera au début du
Xe siècle lorsque l'Agenais devient partie intégrante
du duché d'Aquitaine. Mais cette relative quiétude
ne durera par longtemps. Des guerres incessantes ravagent la contrée
(guerre entre l'Angleterre et la France, mais aussi conflits entre
seigneurs locaux) et Agen est souvent pillée, malgré
ses remparts qui l'entourent maintenant.
C'est au XVe siècle que ces guerres s'achèvent et
que la ville peut enfin se développer, profitant du commerce
des produits issus de la riche campagne des alentours. La renommée
d'Agen et de sa douceur de vie attire quelques grands noms (Nostradamus,
Palissy,...) qui y viennent volontier en villégiature.
Cette période assez douce prendra fin avec les guerres de
religion du XVIe siècle. C'est que Jeanne d'Albret, qui défendait
et instaurait le protestantisme, séjournait dans la ville
voisine de Nérac. Les conflits frappèrent ainsi lourdement
Agen, plusieurs fois occupée et pillée par les deux
parties jusqu'à la signature de l'Edit de Nantes.
Ce siècle noir fut suivi de périodes assez irrégulières,
les années prolifiques alternant avec d'autres plus dures
(guerre de la Fronde, pestes, inondations,...).
Il faudra attendre le XVIIIe siècle pour qu'une grande embellie
se dessine. Les troubles n'ont pas atteint la réputation
des produits de Gascogne, au grand bénéfice d'Agen
qui profite à nouveau de leur commercialisation (dont évidemment
le célèbre et délicieux pruneau, créé
au village voisin de Layrac dès le XIIIe siècle).
Les XIXe et XXe siècle furent plus tranquilles. Le chemin
de fer supplanta le bateau et Agen moins incontournable. Heureusement,
la situation à mi-chemin entre Toulouse et Bordeaux la préserva
de ce qui aurait pu être un déclin douleureux.
Et, plus récemment, le développement des établissement
culturels (dont le fleuron est le superbe musée des Beaux-Arts)
et touristiques
assurent un certain dynamisme.
Nous vous convions maintenant à une promenade en photos dans
Agen, à la découverte de quelques-uns de ses plus
beaux sites.
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