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| Histoire
de Saint-Jean-de-Luz |
| XVIIe
siècle : sous Henri IV |
Depuis
la paix de 1559, la région est beaucoup plus calme et Saint-Jean-de-Luz
en profite.
Malheureusement, dans le sillage des guerres de religion, le début
de XVIIe siècle fut l'époque des procès
en sorcellerie. Peut-être agravés dans le Labourd
par des traditions basques très ancrées qui pouvaient
fournirent de bons prétextes pour l'envoi aux bûchers.
Nombre de femmes et d'hommes de la ville furent victimes de cette
folie qui dura jusqu'aux milieu du siècle.
En 1608, la ville connut un autre fléau avec une épidémie
de peste, heureusement moins meurtrière que la précédente.
A signaler aussi des tensions très vives avec le village
voisin de Ciboure.
En France, c'est le "bon roi" Henri IV qui gouverne
le pays.
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| XVIIe
siècle : sous Louis XIII |
En
1610, c'est l'assassinat d'Henri IV par Ravaillac. Les rênes
du pouvoir passent alors à son épouse, Marie de Médicis,
car leur fils (le futur Louis XIII) n'avait que neuf ans. Elle décide
alors de renforcer les relations avec l'Espagne et de consolider
la paix en organisant un double mariage avec la royauté d'Espagne.
Sa fille épousera l'infant d'Espagne tandis qu'Anne d'Autriche
(soeur de l'infant d'Espagne) épousera le jeune Louis XIII.
L'échange
des futurs mariés eut lieu à nouveau sur la Bidassoa.
Le passage des futurs monarques en route vers Bordeaux pour la cérémonie
du mariage fut le prétexte à de grandes festivités
à Saint-Jean-de-Luz.
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Une
période faste
Pendant le XVIIe siècle, et malgré les
aléas, de nombreux armateurs s'enrichissent.
Les revenus de plus en plus importants de la pêche
sont complétés par les lucratives "courses"
(expéditions autorisées par le royaume
contre les navires sous pavillon ennemi, nous y reviendrons
au XVIIIe siècle). De très belles demeures
sont alors construites qui embellissent la ville. |
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En 1621, le fort de Socoa est construit à Ciboure
pour protéger la baie. A son pied, un nouveau port qui supplée
celui de Saint-Jean-de-Luz, situé plus loin, à l'embouchure
de la Nivelle.
| Le
fort de Socoa à l'entrée de la baie |
Entre
1618 et 1648, un nouveau conflit embrase l'Europe. C'est la guerre
de Trente Ans, avec l'Autriche alliée à l'Espagne
contre la Suède alliée à la France.
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| XVIIe
siècle : le traité des Pyrénées |
Pendant ce conflit, l'Espagne envahit en 1636 le Labourd. La ville
de Saint-Jean-de-Luz subit cette occupation pendant une année,
avec de nombreux dégâts à la clé.
Louis XIII décédera pendant le conflit, en 1643,
un an après son fidèle ministre, le cardinal de
Richelieu. Son descendant sera le futur Louis XIV, né en
1638.
Les traités de Westphalie de 1648 conclurent la guerre,
mais sans régler le différent Franco-Espagnol qui
ne fut résolut que onze années plus tard par le
traité des Pyrénées. Ce dernier fut signé
sur l'île aux faisans par Mazarin, successeur de Richelieu.
| La
petite île aux faisans sur la Bidassoa |
Un
des termes du traité marqua pour longtemps la ville de
Saint-Jean-de-Luz, et reste aujourd'hui considéré
comme un des points culminants de son histoire. Il s'agissait
de la décision de marrier l'infante d'Espagne à
Louis XIV. |
| XVIIe
siècle : Le mariage de Louis XIV |
Que ce
soit par affection pour le souverain ou pour oublier les sombres
années qu'ils vécurent, les luziens fêtèrent
l'événement avec faste et enthousiasme.
Le roi Louis XIV arriva dans la ville le 8 mai 1660, et séjourna
dans la maison d'un riche armateur, la Lohobiaguenea (aujourd'hui
connue sous le nom de "maison Louis XIV"). Les espagnols
arrivèrent légèrement en retard au rendez-vous,
un petit mois après la date prévue...
Mais ce délai ne fut pas perdu pour tout le monde, car la
ville bénéficia ainsi de quatre semaines de festivités ininterrompues !
L'Infante arriva enfin et fut hébergée dans la maison
Joanoenea, aujourd'hui "Maison de l'Infante".
La
maison Louis XIV et la maison de
l'Infante à Saint-Jean-de-Luz |
Les deux futurs mariés n'avaient pas le droit de se rencontrer
avant la cérémonie, qui se déroula à l'église
Saint-Jean Baptiste le 9 juin 1660. Inutile de dire que les places
étaient chères, la foule considérable dépassant
largement les capacités d'accueil de l'église.
| L'église
Saint-Jean Baptiste |
Après trois nouvelles journées de liesse, les souverains
prirent la route de Paris (non sans un passage remarqué par
Bayonne).
La fin du siècle sera assez paisible, marquée seulement
par une tempête qui endommagea quelques habitations et inquiéta
les luziens. Ce n'était pourtant qu'un avertissement des
catastrophes autrement plus dramatiques qui allaient s'abattre sur
la ville. |
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